Publié dans Société

Kidnapping à Tsaratanàna - Trois personnes enlevées

Publié le vendredi, 13 septembre 2024

Les Forces de défense et de sécurité verrouillent totalement leur champ d'action à Anjozorobe, cela n'a pas empêché les ravisseurs de le déplacer dans une autre localité située plus au nord, précisément à Tsaratanàna. Vers 22h jeudi dernier, des bandits, équipés de mitraillettes automatiques Kalachnikov, ont alors pris en otages trois habitants de deux Communes dont celle de Mahamavo et d'Ambakireny. Les victimes sont composées de deux femmes et d'un homme.

Les kidnappeurs, au nombre de 5, selon des témoins, ont, lors de leur infiltration dans le village, exercé une véritable terreur parmi les habitants. Car pour dissuader ces derniers d'une quelconque tentative afin de contrecarrer les assaillants, ces derniers ont tiré plusieurs fois en l'air. Du coup, les gens se sont complètement calfeutrés chez eux.
C'était le cas dans le hameau de Babangy, situé dans l'une de ces Communes et où les enlèvements se déroulaient.
Pour l'heure, aucun autre complément d'informations n'a encore filtré à propos de cette affaire, du moins du côté des FDS, pourtant déployées massivement plusieurs kilomètres plus au sud de Tsaratanàna.
Les bandits sont-ils en mal d'inspiration dans le choix de leurs cibles ? Telle est la question qui mérite des éléments de réponse. En cause, les trois nouveaux otages seraient issus de familles modestes, du moins à entendre parler un député de Madagascar élu dans la région.
En attendant aussi, c'est la chape de plomb, côté ravisseurs. Aucun contact avec les proches des victimes, ni demande de rançon. Une méthode dont on commence à s'habituer dans pareille situation, du moins dans un court laps de temps qui succède au kidnapping. Comme à leurs habitudes aussi, les unités de Gendarmerie en charge de ce genre d'affaires, dont la section de Recherches criminelles (SRC), ont démarré une enquête.
Franck R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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